Le programme vise les communautés les plus vulnérables face à la maladie, notamment les jeunes, les jeunes filles et les femmes adultes, les travailleurs de l'industrie du sexe, les hommes homosexuels, les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (MSM), les transsexuels, les consommateurs de drogues injectables (IDU), les sans-abris et les personnes incarcérées.
Les fonds du programme sont attribués à des projets remplissant un ou plusieurs des critères suivants :
- Inciter les personnes séropositives au VIH à s'impliquer davantage et de manière significative.
- Donner plus de moyens aux communautés locales.
- Prévenir le VIH.
- Lutter contre la stigmatisation et la discrimination.
- Tester les innovations en termes d'éducation, de soins et de traitements.
Les projets financés mettent en œuvre des activités liées à l'éducation, à la prévention, aux soins et aux traitements, comme par exemple des campagnes d'information sur les traitements disponibles ou de mobilisation des communautés/des cliniciens. Nous finançons également des recherches actives visant à déterminer comment améliorer ces domaines. Pour obtenir la liste détaillée des programmes récents et en cours financés, consultez la rubrique « Nos programmes ». Voici une présentation des principaux thèmes abordés par Positive Action.
Inciter les personnes séropositives au VIH à s'impliquer davantage et de manière significative
Le principe de participation accrue des personnes vivant avec le VIH (GIPA), qui consiste à adopter des stratégies et des pratiques qui incitent les personnes infectées à s'impliquer davantage et de manière significative dans les prises de décisions, les programmes et les services qui les affectent au quotidien, a souvent été cité depuis sa formulation lors du Sommet de Paris sur le SIDA en 1994 et son adoption par l'Assemblée générale des Nations Unies lors d'une session extraordinaire consacrée au SIDA en 2001. Toutefois, appliquer ce principe est en réalité plus difficile qu'il n'y paraît. C'est pourquoi, le programme Positive Action en a fait un de ses critères de choix pour financer des projets ou établir des partenariats, comme c'est le cas, par exemple, avec le projet Zingatia Maisha au Kenya ou avec le projet Criminalisation Scan lancé par le Global Network of People living with HIV/AIDS (GNP+) et la Terrence Higgins Trust (THT) en Europe.
Donner plus de moyens aux communautés
Les communautés touchées par le VIH rencontrent parfois des difficultés qui ne peuvent être franchies qu'en faisant appel à d'importantes ressources, que ce soit en termes d'argent, de temps ou de compétences.
Des activités pour partager les compétences et les expériences entre l'Europe de l'Est et de l'Ouest avec AIDS Action Europe
Positive Action a participé à l'établissement d'organisations locales, régionales et mondiales regroupant les personnes vivant avec le VIH, celles affectées par le virus et les réseaux dont elles font partie. Nous renouvelons notre soutien aux programmes cherchant à renforcer la capacité des communautés et leurs organisations.
Prévenir le VIH
La prévention du VIH commence par la diffusion des informations aux personnes qui en ont besoin. La deuxième étape consiste à les aider à rejeter les idées reçues qui les empêchent d'agir en accord avec ces informations. Enfin, la prévention passe par le changement des comportements, notamment en organisant des interventions communautaires, en fournissant une aide psychosociale ou en distribuant des préservatifs.
Éducation préventive sur le VIH avec Reach India
Ce type de prévention fait l'objet d'un grand nombre de projets Positive Action, notamment les projets Reach India, Ubuntu en Afrique du Sud et les multiples petits projets de la Staying Alive Foundation visant la population de jeunes.
Depuis 2005, nous soutenons le projet PTAP (Prevention and Treatment Advocacy Project) du Conseil international des ONG de lutte contre le SIDA (ICASO) qui vise à équilibrer le contenu des programmes contre le VIH.
Le nouveau Fonds Positive Action pour les enfants se concentre principalement sur la prévention de la transmission du virus de la mère à l'enfant.
Lutter contre la stigmatisation et la discrimination
Les personnes touchées par le VIH et le SIDA souffrent de stigmatisation et de discrimination dès qu'apparaissent les premiers signes de la maladie. Le mode de transmission sexuelle du virus, ainsi que les comportements actuels vis-à-vis des personnes les plus vulnérables face au VIH, alimentent les peurs de la maladie et de la mort que les gens ressentent.
Lutte contre la stigmatisation grâce au soutien d'égal à égal de La Vida Digna
La stigmatisation constitue un véritable frein qui empêche les personnes infectées d'accéder à des services essentiels en termes de prévention, de soins ou de traitements. L'auto-stigmatisation inhibe les malades, tandis que la discrimination envers les personnes infectées est très active dans les communautés, les services publics, les systèmes de santé et le système juridique. La stigmatisation fait l'objet de plusieurs projets Positive Action, notamment celui de Vida Digna au Mexique et au Salvador.
Tester les innovations en termes d'éducation, de soins et de traitements
Dans tous les pays où le traitement antirétroviral est disponible, le succès de son administration dépend de plusieurs facteurs, dont certains doivent impliquer la participation des communautés affectées : impliquer les personnes vivant avec le VIH/SIDA (GIPA), lutter contre la discrimination, réduire la stigmatisation, informer la population sur le traitement, l'adhésion à ce dernier et les effets indésirables, et promouvoir une hygiène de vie saine, une bonne santé, la dignité et la prévention.
Au Kenya, Positive Action a permis aux communautés et au personnel de santé de travailler ensemble à l'amélioration des services, de l'accès aux soins et de l'adhésion aux traitements.
- Le programme Positive Action soutient différents projets dont le but est d'améliorer les programmes de traitements antirétroviraux en encourageant les communautés à s'impliquer davantage et à travailler en collaboration avec les services de santé, tels que les projets Zingatia Maisha au Kenya et amfAR en Asie.