Une étude le documente: les psychothérapies par téléphone peuvent aider les personnes atteintes du VIH

Combattre les dépressions par téléphone

Les personnes séropositives au VIH souffrent plus souvent que la moyenne de dépressions. Cet effet est encore renforcé chez les gens qui habitent dans une région rurale. Un groupe de chercheurs américain de l’Université de Géorgie a par conséquent recherché une possibilité de traitement pour les personnes séropositives habitant les régions rurales. Cette équipe de neuf personnes a étudié à cet effet pendant neuf semaines l’utilisation de psychothérapies menées par téléphone, dites téléthérapies.

Les résultats ont révélé un tableau clair à l’issue de la phase d’étude de plusieurs mois. Le groupe examiné qui avait accès à une téléthérapie souffrait considérablement moins de symptômes dépressifs que le groupe de contrôle, qui était traité avec des méthodes ordinaires.

Le résultat reflète la situation de vie de personnes atteintes du VIH à la campagne. D’une part, de nombreuses personnes séropositives n’ont pas d’accès raisonnable aux thérapies par le dialogue. D’autre part, beaucoup hésitent à suivre régulièrement un traitement et à s’exposer ainsi au risque que tout le village ait vent de la dépression ou de l’infection au VIH.

Et c’est justement là que les chercheurs voient l’utilité particulière de la téléthérapie. L’intimité est préservée du fait de la téléthérapie et elle peut être réalisée sans grande dépense de temps et d’argent. L’équipe de l’étude attache une importance particulière à la discrétion, car la stigmatisation des personnes séropositives est très forte dans les régions rurales.

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Source:

News Medical (2018): Tele-IPT can help treat depression in people living with HIV. Site consulté le 19.03.2018, https://www.news-medical.net/news/20180201/Tele-IPT-can-help-treat-depression-in-people-living-with-HIV.aspx

Heckmann, Timothy et al. (2018). In: Annals of Behavioral Medicine, Volume 52, Issue 4, 15 March 2018, Pages 299–308. Site consulté le 19.03.18 https://academic.oup.com/abm/article-abstract/52/4/299/4825801

 

 

CH/HIV/0014/18/04.2018